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samedi, 05 avril 2008
L'homme de qualité
Voici le résumé d'un article que j'ai récemment publié dans le dossier Voir et reconnaître (s.dir. Jean-Pierre Goulard) de la revue Gradhiva.
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Si la pensée du racisme biologique – de Gustave Klemm à Joseph Arthur de Gobineau – n’apparaît que dans le courant du XIXe siècle, c’est, si l’on en croit les récits que nous proposent les historiens des sciences du vivant, que la pensée de l’inscription de l’individu dans une identité et un héritage proprement biologiques vient tout juste de prendre corps.
Avant cela, la Nature est muette. Du moins ne fait-elle que se reproduire inlassablement à l’identique dans des destinées individuelles qui jamais n’influent elles-mêmes sur un héritage dont elles ne sont que les récipiendaires, jamais les auteurs, moins encore les arbitres.
Pourtant, si le concept d’hérédité biologique n’apparaît que tardivement en tant qu’expression scientifique, cela ne signifie pas, comme le supposent nos modernes exégètes, que la pensée de l’inscription somatique soit totalement absente de la pensée des Anciens. Si elle n’y relève pas nécessairement d’un discours savant parfaitement construit, l’on en perçoit en revanche nettement les échos dans d’autres types de productions littéraires de l’époque.
C’est, alors, à une relecture de certains de ces textes, qui mettent en scène une génétique d’avant la génétique, une pensée préscientifique d’une hérédité qui ne distingue pas encore, dans le legs humain, entre les parts respectives de l’inné et de l’acquis, de la nature ou de la culture, que l’auteur nous convie ici.
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L’article complet est disponible dans Gradhiva, n° 6
15:30 Publié dans De la raison biologique à la logique sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hérédité, biologie, anthropologie, longus, homère, sophocle, aristote


